Anciens Dép. Énergie Mines-Nancy
Quelques anciens du département Énergie : Production, Transformation
devenu Énergie & Fluides fin 2015
 

    Les témoignages ci-dessous, ponctuels, informels et non exhaustifs, sont destinés à des lycéens qui se posent la question de devenir ingénieur, ou encore aux élèves de première année de l'école des Mines de Nancy qui se posent la question de leur choix de département... Nous voulons montrer de façon concrète des exemples de parcours de jeunes ingénieurs, afin, dans l'idéal, de susciter quelques « vocations »...
Les témoignages sont présentés dans l'ordre des années de promotion, en commençant par les plus « anciens » des « anciens » !..


En fin de 1ère année, mon choix pour l'option « Production et Transformation de l'Energie » (ancêtre d'EPT puis Énergie & Fluides) s'est imposé comme une « évidence ». Passionné de physique, et de manière plus concrète, d'aéronautique et de spatial, ce département me semblait être celui qui me préparerait le mieux à travailler dans ces domaines. Ma 2ème année a été l'occasion d'acquérir des connaissances solides, et des méthodes de modélisation et résolution de problèmes techniques complexes, allant jusqu'à permettre l'innovation. J'en garde d'excellents souvenirs, et, même, une certaine fierté d'avoir pu mener durant cette année un projet scientifique visant à proposer des améliorations aérodynamiques de Formule 1, dans le cadre d'un concours lancé à l'époque par Renault F1...

À la suite de cette année riche et épanouissante, j'ai rejoint l'ENSTA pour suivre les cours de la filière « Propulsion Spatiale ». J'ai pu acquérir des notions plus précises dans ce domaine qui m'est cher. Ma formation en PTE m'a permis d'y être parfaitement à l'aise et donc d'en profiter pleinement. Bien que mon stage de fin d'étude chez Snecma sur la reconception d'une partie du moteur de la fusée Ariane ait été parfaitement satisfaisant en de nombreux points, j'ai opté pour une autre aventure pour mon début de carrière. Le choix m'était donné à ce moment crucial de poursuivre dans le spatial, mais également de partir dans le monde de la défense ou dans le nucléaire. Les perspectives annoncées à l'époque dans cette troisième voie m'ont séduit.

En septembre 2007, j'ai donc rejoint AREVA en tant qu'ingénieur Systèmes Fluides. J'ai travaillé à améliorer la performance et la sûreté des centrales nucléaires françaises et étrangères en fonctionnement, puis en projet. J'ai eu plaisir à évoluer durant 6 ans dans cet environnement complexe et qui ne tolère que l'excellence. Là peut-être plus encore qu'ailleurs, les compétences techniques acquises en PTE ont pu être mises à profit et être reconnues. Cette expérience a été passionnante. C'est d'ailleurs cette passion que j'ai voulu transmettre à mon tour en revenant à l'Ecole des Mines à travers un module de cours de Génie nucléaire que j'ai construit en 3ème année. J'ai essayé d'inscrire ce module dans la tradition technique des cours des Mines, d'en profiter pour inviter les élèves à une réflexion plus illustrée sur un sujet qui fait débat, et enfin par cette occasion aussi de rendre à l'Ecole ce qu'elle m'a donné (ce module a été repris par une autre personne d'AREVA, M. Olivier Gascoin, cf. le syllabus d'EPT). Lors de ma dernière année à AREVA, j'ai œuvré à la définition de l'architecture thermohydraulique d'un nouveau projet de réacteur nucléaire. Ce dernier projet a été une nouvelle fois très captivant et m'a donné le goût de l'innovation. C'est ce qui m'a poussé à changer de métier pour y passer l'essentiel de mon temps.

J'ai alors rejoint le groupe ATLANTIC dans le chauffage domestique pour un poste d'ingénieur R&D en charge de l'innovation. Encore une fois la qualité et la diversité de l'enseignement que j'ai reçu m'ont permis d'être crédible lors de mon recrutement et de m'adapter sans mal à un nouveau secteur d'activité. Je travaille sur le développement de chaudières gaz, fioul, bois, hybrides, pompes à chaleur et plus précisément aujourd'hui sur une nouvelle gamme de produits. C'est beaucoup plus concret que ce sur quoi j'ai pu travailler jusqu'à présent : à 10 m de mon bureau sont des chalumeaux et à 30 m des chaines de montage. Je suis amené à faire tourner des simulations CFD d'une CAO paramétrique que j'ai construite, à piloter le montage d'un prototype, à suivre des essais d'endurance de composants ou de systèmes entiers... mais aussi à rendre visite à de potentiels futurs partenaires en France ou à l'étranger, à intervenir dans des problématiques de définition de produits liées au marketing, etc... Dans ce nouvel environnement, la dimension généraliste est très adaptée et ma capacité à modéliser des problèmes, habituellement traités empiriquement, semble appréciée : c'est encore une fois à ma formation d'ingénieur, et plus particulièrement à ma 2ème année en PTE, que je le dois.

    Témoignage posté en avril 2014 par Benoît Blanpain   -   Promo 2004   -   benoit.blanpain@mines-nancy.org


J'ai fait le choix du département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides) car j'y voyais un moyen sûr de commencer une carrière dans les métiers liés à la production d'énergie, si importants dans notre siècle.

J'ai passé ma 2ème année à approfondir mon bagage d'ingénieur dans diverses disciplines et à travailler sur des projets variés comme le projet scientifique sur le recyclage des déchets nucléaires et le projet ARTEM en lien avec KPMG.

Le niveau d'éducation dispensé à l'Ecole des Mines de Nancy m'a permis d'intégrer Imperial College en 3ème année, dans le Master Advanced Mechanical Engineering. J'y ai développé un projet de recherche sur la modélisation de la combustion turbulente. Le changement de décor a été total et très bénéfique tant d'un point de vue personnel que professionnel. La complémentarité des approches françaises et anglo-saxones de l'ingénierie ouvrent l'esprit sur une manière efficace de comprendre dans leur intégralité les systèmes de production et de transformation d'énergie.

La richesse de ce bagage m'a permis d'être embauché chez Rolls-Royce, fabriquant de moteurs d'avions et d'hélicoptères ainsi que d'autres produits leaders sur les marchés de l'énergie et de la marine commerciale. Mon parcours y a débuté par un programme de formation intensive de 6 stages en 18 mois au sein de la section Defence. L'objectif de ces stages était de travailler à résoudre des problèmes complexes et surtout d'emmagasiner le plus d'expérience possible, relationnelle, scientifique et contextuelle. J'ai ainsi pu travailler à la conception des moteurs RTM322 pour l'hélicoptère Apache, MTR390 pour le Tigre et Pegasus pour le Harrier (avion à décollage vertical). Des opportunités se sont ensuite présentées pour travailler au bureau d'étude sur la réalisation d'un prototype de chambre de combustion pour une turbine militaire, j'ai pris le train en marche et j'ai aussi pu travailler sur la modélisation thermodynamique du moteur de l'eurofighter Typhoon EJ200, construit conjointement par Rolls-Royce et plusieurs collaborateurs européens. J'ai contribué à plusieurs brevets qui sont à diverses étapes du processus d'acceptation.

L'ingénieur développe des solutions techniques pour l'humanité et c'est donc un métier où il faut être philanthrope et prendre soin de son travail, des vies peuvent en dépendre...

Ce mélange entre science, devoir moral et ouverture à l'international me plaît et résulte d'un plan de carrière préparé en amont, en 2ème année des Mines. Un début de carrière se prépare lors des choix de département, des cours électifs, il s'anticipe et surtout se doit d'être ambitieux !

I wish you all the very best in your early careers and look forward to working with you in the future !

    Témoignage posté en mars 2011

        Basile Vigneron   -   Promo 2006   -   vigneron.basile@googlemail.com


Le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides) m'a avant tout permis d'acquérir un solide bagage technique et un sens physique indispensable dans mon travail de tous les jours. De plus, le secteur de l'énergie, loin de connaitre la crise, offre de nombreuses opportunités : la possibilité d'être impliqué dans des projets pharaoniques et les challenges technologiques liés, la possibilité de travailler sur le terrain ou sur site et la possibilité de partir à l'aventure à l'étranger.

J'ai effectué ma 2A et 3A aux Mines où je me suis spécialisé dans l'industrie pétrolière aux travers de mes stages et projets : chez M-I SWACO, au Lemta et chez TOTAL E&P. Au cours mon stage 3A, on m'a offert la possibilité de partir ensuite en VIE en Norvège ce que j'ai tout de suite accepté. J'ai donc rejoint TOTAL E&P NORGE à Stavanger en tant qu'ingénieur sécurité. Mon travail consistait à réaliser des études de dispersion, feu et explosion à l'aide de logiciels CFD pour le compte des développements et opérations en France, Russie, Nigéria, Congo et Angola : forage offshore, unités flottantes type FPSO ou FLNG, site de production onshore, dépôt de carburant... Mes fonctions m'ont permis de voyager essentiellement en Norvège mais aussi en Europe afin de présenter mes travaux lors de conférences.

J'ai découvert en Norvège les conditions de travail et de vie propres au pays scandinaves. Ici, l'équilibre vie professionnelle et vie « en dehors » est strictement respecté donc workalcoholic s'abstenir ! Tout le monde fait quotidiennement du sport et des activités extérieures. L'hygiène de vie y est très saine (sauf le vendredi et samedi soir...). Pour avoir exploré ce pays pendant 21 mois de long en large, je peux vous dire qu'il est magnifique. Il est resté à l'état naturel avec ses fjords, ses randonnées à vous couper le souffle, ses îles, ses spots de pêche et de surf... Seul gros gros bémol : le coût de la vie, si on n'est pas VIE ou si on ne perçoit pas un salaire norvégien. Pour preuve, l'indice Big Mac 2012 : Norvège $6,79 vs. France $4,43. Comptez 10-12€ pour un menu Big Mac !

Au niveau perspective 3A, doctorat et emploi, la Norvège est un pays dont l'économie est essentiellement tournée vers l'industrie pétrolière et gazière et plus généralement vers l'énergie (technologie Carbon Capture and Storage, éolien offshore...). La principale université technique du pays, NTNU située à Trondheim, offre tout un panel de formations dans ce secteur. La ville est très étudiante et compte une forte proportion d'étudiants étrangers. Cette ville accueille aussi l'un des plus important centre de recherche européen, le SINTEF. Après les débouchés dans le pays sont énormes. La Norvège est en pénurie d'ingénieurs dans le secteur pétrolier.

De retour en France, je travaille maintenant pour Technip France en tant qu'ingénieur quantification des risques. Je continue à m'impliquer dans des projets diversifiés, pointus technologiquement et m'offrant de véritables challenges. Et je n'ai qu'une hâte... repartir à l'étranger !

    Témoignage posté en janvier 2012

        Éric de Carvalho   -   Promo 2006   -   eric.dc@hotmail.fr


Diplômé des Mines de Nancy en septembre 2010, j'ai ensuite rejoint les équipes d'eRDF pour mettre en application ma formation d'ingénieur généraliste option Énergie.

Le département « Énergie : Production, Transformation » (ancêtre d'Énergie & Fluides), au niveau d'exigence élevé, m'a appris la rigueur scientifique nécessaire au quotidien dans mon actuel métier. Sa formation est complémentaire avec l'ouverture transversale (économie, management, linguistique...) du reste du cursus. Il m'a également ouvert les portes de nombreux domaines d'application, notamment grâce à l'initiation au génie électrique proposée, ce qui m'a laissé un large choix pour commencer ma carrière. C'est un département qui allie pertinemment théorie, recherche, pratique et organise des visites et des conférences enrichissantes.

Plus généralement, mon parcours aux Mines m'a permis de réaliser des missions en lien direct avec des entreprises telles Ernst & Young, Cora ou encore Renault. J'ai eu l'opportunité également de travailler sur un projet de R&D au sein du Laboratoire d'énergétique et de mécanique théorique et appliquée (Lemta). J'ai réalisé mon stage ouvrier à Barcelone et mon stage de 2ème année chez Cegelec. J'ai effectué mon dernier semestre d'étude à l'Université PUC de Santiago du Chili pour obtenir une spécialisation en génie électrique.

Aujourd'hui, je suis responsable d'une équipe de maintenance électrique de 22 personnes qui exploite 18 postes de transformation électrique HTB/HTA.

Ce métier contient une composante technique forte et évidemment une part importante de management. Je souhaitais m'investir et avoir des responsabilités pour piloter un groupe et un budget tout en conservant un côté expertise matérielle, j'ai donc pensé à eRDF. Cette filiale d'eDF mise sur les jeunes diplômés pour ce type de poste.

    Témoignage posté en avril 2011

        Sylvain Jouhanneau   -   Promo 2007   -   sylvain.jouhanneau@erdf-grdf.fr


Je me considère assez chanceuse, car, depuis ma sortie de l'Ecole des Mines de Nancy en juin 2009, je n'ai travaillé que sur des projets plus intéressants les uns que les autres. Et ceci je le dois en majorité à l'excellente formation dispensée par le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides), qui m'a permis d'acquérir les connaissances techniques nécessaires pour pouvoir accéder à ces projets.

En effet j'ai effectué mon deuxième stage de césure à l'Agence Spatiale Européenne pour étudier les transferts énergétiques de la boucle MELiSSA, un système de support de vie pour de longues missions spatiales habitées. Imitant un écosystème aquatique, les déchets organiques de l'équipage sont recyclés puis utilisés pour nourrir des plantes qui fournissent à leur tour l'eau, l'oxygène et la nourriture à l'équipage.

Cette expérience à l'ESA, couplée aux connaissances acquises dans le département EPT, m'a permis d'être acceptée pour ma troisième année en master de recherche en Aerospace Engineering à Purdue University, classée 4ème des USA dans cette filière. J'y ai travaillé pendant 2 ans dans un laboratoire de recherche, en parallèle de mon master, sur un dispositif d'éclairement à faible coût énergétique, permettant de faire pousser des plantes dans l'espace. Ce dispositif pourrait être mis en place, à terme, dans un système de support de vie comme MELiSSA.

Après mon Master à Purdue University, j'ai été embauchée comme ingénieure de recherche au centre aérospatial allemand (DLR) sur le site de Brême, où je suis restée deux ans. Je travaillais sur des problématiques de serres spatiales, couplant ingénierie système et calculs thermiques et de dépense énergétique.

Entre mars et juillet 2014, j'ai participé à une simulation de mission sur Mars au sein du programme Hawaii Space Exploration Analog and Simulation (HI-SEAS) financé par la NASA. Il s'agissait pendant 4 mois de vivre avec cinq autres scientifiques comme si nous étions sur Mars : pas de communication directe avec l'extérieur, pas de sortie sans scaphandre, des ressources limitées et eau et électricité, etc... Ce faisant, nous étions étudiés par des scientifiques qui cherchent à déterminer l'impact psychologique d'une telle mission en isolation, ainsi que les interactions de groupe et la performance et cohésion d'une telle équipe, en vue de préparer les prochaines missions habitées pour Mars.

En janvier 2015, j'ai commencé une thèse de doctorat dans l'Institut Pascal à l'université Blaise Pascal de Clermont-Ferrand. Cette thèse, financée par le CNES et le CNRS, est en rapport avec le projet de l'ESA MELiSSA, déjà évoqué. Revenir à un statut étudiant (et à un salaire de thésard) après avoir travaillé pendant deux ans n'a pas été un choix facile, mais je voulais faire de la recherche, et la thèse est comme un « passeport » pour la recherche. Il est très dur, voire impossible, d'évoluer dans le milieu de la recherche sans un doctorat. D'autre part, mon travail au DLR ne m'offrait pas le challenge mental dont j'avais besoin et je savais qu'en thèse j'allais trouver ces difficultés et me « casser la tête » sur des problèmes scientifiques à résoudre. Enfin, le sujet de cette thèse m'a vraiment motivée à postuler, car il est dans la lignée de ce que j'ai pu faire jusqu'à présent et propose de mettre en place des outils qui n'existent pas encore. Le but de ma thèse est de développer un modèle physique de croissance des plantes en environnement où la gravité est inférieure à la gravité terrestre. J'utilise donc toutes mes connaissance acquises en EPT, notamment en mécanique des fluides et thermique, que j'applique à un système biologique ; je développe mon modèle en Python. C'est hautement interdisciplinaire et très enrichissant ! Je n'ai vraiment aucun regret d'être retournée à l'université. En trois mois de thèse, j'avais déjà plus appris qu'en deux ans au DLR. Si vous hésitez à vous lancer en thèse après votre diplôme d'ingénieur, n'hésitez pas à me poser des questions...

    Témoignage posté en février 2016

        Lucie Poulet   -   Promo 2007   -   lucie.poulet@mines-nancy.org


Mon passage par le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides) m'a été très bénéfique, tant au niveau des notions scientifiques apprises, qu'au niveau de l'apprentissage de la rigueur dont a besoin un ingénieur.

Ma solide formation aux Mines m'a permis d'intégrer en 3A l'IFP School, dans le programme Energies et Motorisations. Pendant 22 mois, j'ai donc alterné entre cours sur les motorisations, et périodes en entreprise, chez Delphi plus précisément. Pendant mes périodes d'école, j'ai appris le fonctionnement d'un moteur ainsi que ses tenants et aboutissants. Bien que complètement novice en la matière comparé à certains de mes camarades, ma formation aux Mines m'a grandement facilité la tâche. Le moteur est en effet une application bien concrète de thermodynamique, mécanique des fluides, mécanique du solide !

J'ai depuis été embauchée par Delphi, au centre technique du Luxembourg, où mon travail consiste à faire des tests sur un moteur monté sur un banc, et analyser les résultats obtenus afin d'en conclure sur les potentiels d'amélioration de la consommation et des émissions de polluants.

Ayant à présent 3 ans d'expérience dans le métier d'ingénieur et dans le monde du travail, je perçois la formation reçue aux Mines et plus particulièrement dans le département EPT comme essentielle à mon métier. Elle m'a permis d'avoir l'ouverture d'esprit nécessaire aux découvertes et rencontres, d'avoir l'esprit critique vis-à-vis des résultats et l'humilité nécessaire face aux personnes avec lesquelles je travaille.

Bien que spécialisée dans les moteurs suite à mon passage à l'IFP School, je suis persuadée que si je décide de changer de voie dans le futur, je n'aurais aucun souci à trouver un nouveau poste grâce à la solide formation que j'ai eue.

En attendant, je pars dans quelques semaines faire un tour du monde, ce qui ne remets en rien en cause mon bagage, au contraire...

    Témoignage posté en juin 2013

        Amélie - Tiana Ernoult   -   Promo 2007   -   amelie.ernoult@gmail.com


Grand amateur de sciences physiques, mon choix s'est rapidement porté sur le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides), permettant d'aborder des problématiques complexes et variées, mais surtout de m'orienter professionnellement sur le secteur stratégique qu'est l'approvisionnement en énergie. Les cours du département décrivent un large panel de domaines nécessaires à la bonne compréhension du génie énergétique : mécanique des fluides, transferts thermiques, turbomachines ou encore génie électrique, pour ne citer qu'eux. Ces connaissances de base constituent un socle solide et nécessaire pour acquérir les bons réflexes d'un ingénieur de l'énergie. Les projets de deuxième année proposés complètent la formation en étudiant une problématique spécifique, afin d'en comprendre certains enjeux. Ainsi, certains d'entre nous se sont penchés sur des problèmes rencontrés en aciéries, ou dans des moteurs à combustion, pendant que je tentais de modéliser les complexes instabilités observées dans des plasmas (du type de ceux d'ITER).

Après un stage de deuxième année très enrichissant dans une équipe de recherche britannique sur l'optimisation d'appareils aéronautiques, j'ai été accepté à Mines ParisTech pour y effectuer ma troisième année, dans le département "Machines et Energie", d'ailleurs dirigé par un ancien mineur nancéen. J'ai pu approfondir mes connaissances en énergie grâce à des cours sur l'éolien, l'hydroélectricité, les systèmes énergétiques ou encore le génie atomique, mais également sur les marchés de l'énergie. Il est à noter que l'enseignement proposé à Nancy m'a largement permis d'éviter tous rougissements face aux collègues parisiens ou autres polytechniciens ! Désireux de me lancer dans les énergies renouvelables, ma formation s'est achevé par un PFE au sein d'une filiale de GDF SUEZ, La Compagnie du Vent, pour y travailler en gestion de projet sur le développement d'un outil de maintenance prédictive et préventive d'éoliennes offshores.

Mon parcours m'a permis d'intégrer setec energy solutions à Lyon, bureau d'études spécialisé dans la production d'énergie (hydraulique, éolienne, thermique) en tant qu'ingénieur d'études. J'y étudie de nombreux sites et concessions hydroélectriques, afin d'en évaluer le potentiel mais également la rentabilité, au regard de la configuration spécifique du site et des contraintes techniques et environnementales. Je m'occupe actuellement de l'exécution des travaux pour la réalisation d'une centrale hydroélectrique. Nous construisons en terrain montagneux deux prises d'eau, 4 km de conduite forcée, pour près de 600 m de chute et une puissance brute de 3,7 MW. La maitrise d'oeuvre est un travail passionnant où l'on doit penser, créer, dimensionner le projet, rédiger les cahiers des charges, choisir les entrepreneurs et gérer la phase chantier. Cette dernière impose de connaitre le projet sur le bout des doigts, et d'être capable de concilier rapidement l'ensemble des points techniques avec les problématiques réglementaires et la gestion des entrepreneurs. En résumé, beaucoup de terrain où les équations et les modèles établis en amont deviennent réalité et où il faut certes savoir s'appuyer sur la théorie, mais également pouvoir s'adapter aux aléas pour trouver des compromis.

En résumé, je ne peux que vous conseiller de rejoindre le département, dont la diversité et la qualité des cours, conférences, travaux pratiques et projets feront de vous des ingénieurs prêts à affronter les défis énergétiques de demain !

    Témoignage posté en mars 2012

        Quentin Morel   -   Promo 2008   -   quentin.morel@mines-nancy.org


Intéressé par les énergies faiblement émettrices en CO2, je me suis naturellement tourné vers le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides) au moment de passer en 2A aux Mines. Ce département dispense une formation technique solide dans le domaine de l'énergie et des fluides. Un plus indéniable pour tout ingénieur qui souhaite travailler dans l'énergie, quelle qu'elle soit.

Hésitant entre les renouvelables et le nucléaire, j'ai effectué une césure entre la 2A et la 3A, composée de deux stages : un dans chaque domaine. J'ai passé les six premiers mois au Culham Centre for Fusion Energy, un centre de recherche dans la fusion nucléaire situé à une dizaine de kilomètres au sud d'Oxford (Royaume-Uni). Ce centre abrite JET (Joint European Torus), le plus grand tokamak en Europe qui devrait être supplanté d'ici quelques années par ITER. Mon stage a consisté à caractériser la quantité de mouvements dans les plasmas de JET.

Le deuxième stage de césure, de six mois également, était tout autre ! Je suis parti à Cochabamba, en Bolivie, pour intégrer Sustainable Bolivia. Cette communauté à but non lucratif propose à ses volontaires de travailler au sein d'une de ses 36 organisations partenaires. J'ai choisi Energética, un organisme privé de développement à but non lucratif ayant pour objectif de rendre l'énergie accessible aux Boliviens défavorisés. C'est ainsi que j'ai pu participer à des installations de panneaux solaires dans l'altiplano bolivien, là où il n'y a ni réseau d'électricité ni eau courante...

De retour en Europe, j'ai décidé de terminer ma formation à l' ETH (Eidgenössische Technische Hochschule, école polytechnique fédérale) de Zurich, en Suisse. Lors de ce semestre d'échange, j'ai eu le loisir de choisir la totalité de mes cours : des énergies renouvelables au nucléaire, en passant par la soutenabilité des entreprises (corporate sustainability) et l'étude de grands textes du développement durable tels que le célèbre rapport Meadows & al. de 1972, souvent désigné sous le nom de « rapport du Club de Rome ». Une expérience très enrichissante dans l'une des meilleures universités européennes !

Une fois mon diplôme d'ingénieur en poche, j'ai passé trois ans et demi au sein de l'antenne française de SgurrEnergy, une société de conseil en énergies renouvelables. Ceci m'a permis de me familiariser avec le monde du développement de projets solaires photovoltaïques et éoliens. Un porteur de projet doit d'abord obtenir un terrain, puis un permis de construire et un contrat de raccordement au réseau électrique. À ce stade-là, le projet (sur le papier) a acquis une certaine valeur et est susceptible d'intéresser des investisseurs (investissement en « equity ») et/ou des banques (obtention d'un prêt). Une fois passée l'étape de financement, le projet peut être construit puis exploité. SgurrEnergy peut intervenir à toutes les étapes d'un tel projet en tant que conseiller technique indépendant : étude de faisabilité, audit technique (due diligence) pendant la phase de financement, suivi de construction et d'exploitation... et ce pour le compte du porteur de projet, de l'investisseur ou de la banque. Différents aspects se côtoient : technique (évaluation du design, estimation de la ressource solaire ou éolienne et du productible électrique), environnemental (analyse de l'étude d'impact et des conditions du permis de construire), contractuel (révision des contrats de construction, exploitation et raccordement), financier (analyse des coûts)... le tout pouvant se résumer à une analyse des risques techniques.

Depuis quelques mois, je suis parti m'installer à Santiago du Chili afin d'ouvrir le bureau chilien de SgurrEnergy. Le Chili constitue un marché des énergies renouvelables en plein essor : les besoins en électricité sont croissants dans le centre du pays (résidentiel) mais aussi dans le nord (forte présence d'entreprises minières). Ça tombe bien, le désert d'Atacama possède une des meilleures ressources solaires au monde ! L'ensoleillement y est deux fois plus élevé que dans le sud de la France. La stabilité et le niveau de développement du pays en font un candidat idéal pour accueillir des investisseurs du monde entier, et les besoins en conseil technique indépendant, tels ceux que prodigue SgurrEnergy, sont donc importants. Voilà qui promet une année 2016 pleine de défis !

    Témoignage posté en janvier 2016 par Vincent Burgmeier   -   Promo 2008   -   vincent.burgmeier@mines-nancy.org


En deuxième année des Mines, j'ai fait le choix du département Energie Production Transformation (ancêtre d'Énergie & Fluides). Le secteur de l'énergie est un secteur qui m'intéressait particulièrement autant pour la richesse des sujets scientifiques et techniques de ce secteur, que pour les enjeux passionnants liés aux besoins en énergie.

J'ai beaucoup apprécié la variété des sujets abordés dans ce département, en thermodynamique, mécanique des fluides, etc...

J'ai souhaité poursuivre mon parcours à l'IFP School dans le master Energie et Marchés. J'ai pu approfondir mes connaissances du secteur de l'énergie avec une grande diversité de matières. J'ai effectué cette formation en alternance chez Renault, ce qui m'a permis d'avoir une première expérience en entreprise.

A l'issue de deux années de master à l'IFP School, j'ai intégré GRTgaz, filiale du groupe ENGIE (à l'époque GDF SUEZ). GRTgaz est l'opérateur de transport de gaz en France qui exploite un réseau de 30 000 km de canalisations souterraines pour acheminer le gaz des points frontières jusqu'aux clients industriels ou aux entreprises de distribution, qui assurent la distribution jusqu'aux clients particuliers.

Sur le réseau de transport de gaz, une trentaine de stations de compression servent à redonner de la pression au gaz pour qu'il poursuive son chemin dans le réseau.

J'ai commencé chez GRTgaz en tant que responsable d'un parc de machines de compression du gaz. Il s'agit de compresseurs centrifuges entrainés par des turbines à gaz ou par de gros moteurs électriques selon les cas. Mon rôle consistait à gérer les contrats de maintenance avec nos fournisseur de manière à assurer la maintenance préventive et la remise en service en cas de dysfonctionnement. Mes connaissances acquises notamment dans le programme EPT m'ont permis de comprendre rapidement le fonctionnement des turbines à gaz et des compresseurs et de pouvoir apporter ma contribution dans l'analyse des pannes et dans l'optimisation de la maintenance. En particulier, les cours de mécanique de fluides m'ont été bien utiles pour comprendre la compression du gaz dans un compresseur centrifuge.

Après trois ans dans ce premier poste, j'ai changé de poste pendant l'été 2015. Le hasard a fait que l'on m'a proposé un poste à Nancy et j'étais très content de revenir en famille dans cette belle ville. Je travaille toujours dans le domaine de la compression mais dans un poste plus opérationnel et plus proche du terrain. Je suis adjoint d'un responsable qui gère plusieurs équipes sur 4 stations de compression dans l'Est. Je suis basé sur un site de compression à proximité de Nancy. Mon rôle est d'organiser l'exploitation et la maintenance pour assurer le fonctionnement et la disponibilité de nos installations tout en respectant des objectifs de sécurité, de respect de l'environnement et des contraintes réglementaires.

Finalement, ma formation en particulier aux Mines dans le département EPT m'a donné une base de connaissance solides pour entrer dans le monde professionnel, base qui s'enrichit par la suite au fur à et mesure des missions dans l'entreprise...

    Témoignage posté en janvier 2016

        Hérard de Nazelle   -   Promo 2008   -   herard.ducauzedenazelle@mines-nancy.org


J'ai intégré l'école sur concours en 2008 suite à deux ans de classes préparatoires dans les filières MPSI/PSI. En deuxième année, j'ai fait le choix du département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides) étant donné mon intérêt pour les sciences physiques et le domaine de l'énergie. Et là, je me suis souvenu que mon TIPE en classes préparatoire portait sur la modélisation des instruments de musique à anche simple...

J'ai ainsi choisi de suivre en 3ème année un master recherche en acoustique à l'université du Maine, bastion reconnu du domaine en France. L'enseignement du département m'a permis de rattraper rapidement le niveau des étudiants qui baignaient dans la thématique depuis la licence (des tenseurs ? fastoche !) et de d'obtenir mon diplôme. J'ai ensuite effectué mon stage de fin d'étude dans la société Acoustique & Conseil, société d'ingénierie acoustique à Paris dirigée par un ancien de l'école, passé lui aussi par le Mans... En plus de travaux sur les vibrations dans les bâtiments, j'ai réalisé certaines études, notamment la modélisation numérique du port de Gennevilliers en acoustique environnementale.

Depuis, j'ai réconcilié les deux thématiques, énergie et acoustique, en obtenant un poste d'acousticien chez EDF. J'ai d'abord effectué un séjour de deux ans à EDF R&D pour travailler sur des domaines variés (acoustique environnementale, acoustique intérieure, protection des travailleurs, impact sanitaire du bruit, développement de code de propagation, essais) avant d'intégrer l'ingénierie nucléaire en environnement à Lyon, au CIDEN (centre d'ingénierie de la déconstruction et de l'environnement nucléaire). De manière générale, j'évalue l'impact acoustique des sites de production d'EDF et de leurs modifications (chantiers, maintenance, essais). Je pilote également les développements du logiciel Code_TYMPAN, code de calcul d'acoustique environnementale dédié au bruit industriel développé par EDF et diffusé librement. J'anime à ce titre la communauté Open source du logiciel en montant des partenariats de co-développement, des formations et des événements comme un hackathon.

En parallèle de ces activités professionnelles, je suis très impliqué dans l'engagement associatif, autrefois dans l'association Jets d'encre ; désormais au travers de l'association Avenir climatique, qui vise à faire de la question énergie-climat une priorité nationale en sensibilisant les étudiants et le grand public à ces enjeux. L'association propose l'organisation de formation, de cycle de conférence ou de débat ainsi que des analyses de l'actualité sous cet angle et des outils à destination de tous : bilan carbone personnel, jeux, etc...

Nul doute que la formation initiale en sciences et, aussi, en gestion de projet, dispensée à l'école des Mines et au département m'a été utile sur tous ces terrains.

    Témoignage posté en janvier 2016 par Pierre-Olivier Chacun   -   Promo 2008   -   pierre-olivier.chacun@mines-nancy.org


Fortement attiré par le domaine de l'énergie, et en particulier l'énergie nucléaire, j'ai fait le choix, pour ma deuxième année à Mines Nancy, de rejoindre le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides). Outre le fait de satisfaire mon intérêt pour les sciences physiques, les cours et projet suivis m'ont permis de développer de solides connaissances en énergétique, notamment en mécanique des fluides et transferts thermiques.

J'ai ensuite effectué ma troisième année à l'INSTN (Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires), pour suivre une spécialisation en Génie Atomique. J'ai eu alors l'occasion d'apprendre énormément sur l'énergie nucléaire, de découvrir de nouveaux domaines et d'en approfondir d'autres, tout en mettant à profit les enseignements du département EPT. En effet, ceux-ci m'ont permis de bien appréhender le domaine de la thermohydraulique spécifique au nucléaire, qui réclame de bonnes bases en énergétique.

J'ai poursuivi dans cette spécialité en réalisant mon stage de fin d'études chez AREVA. J'y ai travaillé sur une amélioration de la modélisation d'éléments de réacteur nucléaire sous CATHARE (code de calcul destiné à l'étude de phénomènes thermo hydrauliques).

Bien que ce stage fut une très bonne expérience, j'ai souhaité pour mon premier emploi développer une vision plus transverse du fonctionnement des centrales nucléaires. J'ai alors été embauché chez eDF, au CNEPE (Centre National d'Equipements de Production d'Electricité), centre d'ingénierie situé à Tours, en tant qu'ingénieur d'études en sûreté nucléaire.

Mon travail consiste à appuyer et coordonner, du point de vue de la sûreté, les activités des divers métiers. À ce titre, je suis chargé, entre autres, de mener des analyses de sûreté sur divers équipements et modifications matérielles (analyse fonctionnelle vis-à-vis de la démonstration de sûreté, risques en cas de défaillance, exigences à appliquer aux matériels, ...). L'intérêt de ce poste réside dans le fait que l'éventail des domaines abordés est très large : mécanique des fluides, turbomachines, contrôle-commande, génie civil, génie électrique, ... Cela nécessite des compétences généralistes variées et tournées vers l'énergie, et me permet d'approfondir ma vision des installations nucléaires. En ce sens, ma formation d'ingénieur m'a donné de bonnes bases pour développer ces compétences dans mon environnement de travail.

    Témoignage posté en avril 2014

        Rémy Jestin   -   Promo 2009   -   remy.jestin@mines-nancy.org


Juste après avoir fini mes 4 ans d'étude niveau licence à Nanjing University of Science and Technology (NUST) en Chine, je suis entré dans le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides) en 2ème année à Mines Nancy en 2010 dans le cadre du programme d'échange GEM (Groupe des Ecoles des Mines). J'ai fait mon projet de 3ème année au Laboratoire d'énergétique et de mécanique théorique et appliquée (Lemta) en métrologie thermique. J'ai fait mon stage de fin d'études chez Renault sur la détermination des coefficients d'échange des rotors de frein. Au cours des deux ans de formations très diverses dans le département EPT, j'ai pu trouver ma passion professionnelle et me positionner clairement pour ma future carrière, en choisissant le domaine de la thermique et thermodynamique. Afin d'approfondir mes connaissances dans ce domaine, j'ai décidé de faire une thèse de doctorat après mes études à l'école.

J'ai réalisé ma thèse au sein du Laboratoire d'Automatique et de Génie des Procédés (LAGEP) à Lyon. Elle consistait à développer un modèle physique pour simuler le comportement dynamique d'une machine frigorifique couplée avec un stockage thermique. Ce travail a été accompli dans le cadre d'un projet de l'Agence Nationale de la Recherche (ANR) regroupant plusieurs laboratoires de recherche et entreprises industrielles, dont l'objectif est de proposer un système thermique avancé pour assurer le confort thermique des bâtiments tertiaires à basse consommation énergétique (BBC). En plus de connaissances scientifiques et techniques, ces trois ans de thèse m'ont aussi appris l'esprit de la recherche ainsi que sa méthodologie générale.

Après ma thèse, j'ai été embauché en tant qu'ingénieur Développement thermique chez Saint-Gobain. Mon travail consiste à gérer des projets R&D afin de contribuer au développement de nouveaux produits verriers : évaluer les performances d'efficacité énergétique et de confort dans le bâtiment, développer et appliquer des modèles thermiques, enfin, assurer une veille technologie et scientifique en matière de solutions énergétiques.

En y réfléchissant, la chose la plus précieuse que j'ai reçue pendant ma formation au département EPT, c'est l'exigence : exigence de qualité pour chaque TD & TP, chaque projet scientifique, chaque présentation orale, chaque rapport... J'avoue que c'était difficile lors de mes études dans le département EPT, surtout au début, à cause de mon niveau en français, de quelques lacunes en maths-physique, etc... Cependant, le fait de m'être accroché pour me mettre à niveau et respecter ces exigences m'a permis de me confronter courageusement aux difficultés de ma thèse et de mon travail actuel. De plus, ces exigences m'ont appris à adopter une attitude rigoureuse et autonome, ce qui m'a beaucoup aidé dans ma vie professionnelle après l'école.

En résumé, choisir ce département c'est choisir le monde spectaculaire de l'énergie et des fluides, et surtout, choisir une formation de haute exigence et haute qualité. Bon courage, mes chers camarades !

    Témoignage posté en janvier 2016 par Jing Wu   -   Promo 2009   -   wujingjiajia@gmail.com


J'ai intégré l'école sur concours en 2010 suite à deux ans de classes préparatoires dans les filières MPSI/PSI*. La formation dispensée à l'école au cours de la première année était de qualité et très diversifiée. C'est aussi une année décisive car c'est pendant cette période que j'ai choisi de poursuivre ma formation d'ingénieur dans le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides). Je n'ai pas hésité une seule seconde dans mon choix car je savais que cette formation était complète dans le domaine de l'énergie mais surtout qu'elle m'inculquerait la rigueur scientifique dans le raisonnement et la rédaction, indispensable à tout bon ingénieur. Le projet 2A sur les plasmas réalisé avec mon camarade Guillaume Cadot, sous la tutelle de M. Gravier, Lemoine et Plaut, nous a beaucoup appris sur la physique des plasmas, sur l'utilité de logiciels comme Matlab ou Mathematica mais surtout sur la rédaction (en LaTeX !) rigoureuse d'un rapport scientifique consistant.
C'est pendant cette année qu'a germé l'idée de travailler plus tard dans le domaine de la Recherche, soit au sein des laboratoires d'une grande entreprise française soit dans des laboratoires universitaires.

Afin de comprendre un peu mieux le domaine de la recherche, je suis parti 2 mois à l'Université de Liverpool pour réaliser mon stage 2A sur les fluides visco-élastiques. Le stage était intéressant, bien qu'un peu trop porté sur l'expérimentation.

En troisième année, je voulais approfondir mes connaissances dans le large domaine de la mécanique des fluides. Bien que la formation dispensée en 3A en EPT soit de très bonne qualité, j'ai préféré partir à l'Université Pierre et Marie Curie, à Paris, pour suivre une formation d'avantage portée sur la recherche théorique en mécanique des fluides que sur les sciences de l'ingénieur - j'aime les tenseurs, que voulez vous... C'est pendant cette année que je me suis vraiment rendu compte de la qualité du cursus scientifique du département EPT. Avec environ 40 h de MF (mécanique des fluides) sur l'année, j'étais meilleur que les élèves qui avaient suivis un parcours 100% fac très ciblé MF, avec l'avantage d'être plus complet avec les cours transverses, de management, d'humanité, de langues, etc...

Ce choix de parcours, même s'il ne paraît pas aussi alléchant qu'un Erasmus dans un pays exotique, m'a permis d'acquérir un double diplôme d'Ingénieur-Chercheur apprécié dans les laboratoires de R&D. Mon stage 3A s'est déroulé à l'Institut Jean le rond d'Alembert où j'ai travaillé sur le développement d'un modèle analytique d'écoulements turbulents en milieu poreux.

J'ai pris conscience durant ce Master que ma formation m'avait donné des bases scientifiques solides sur un large panel de sujets rattachés à l'énergétique, mais que la route pour exercer un jour le métier d'Ingénieur-Chercheur restait encore longue. Je me suis donc lancé dans une thèse de doctorat de 3 ans dans les laboratoires de l'ONERA, pour approfondir le domaine de l'aéroacoustique. L'aéroacoustique étudie les différents bruits présents dans des systèmes aéronautiques (bruits de moteurs, de pâles, de jets, etc...) en vue de les réduire pour répondre aux contraintes environnementales. Dans ma thèse j'étudie, grâce à des simulations numériques notamment, la diffusion d'une onde acoustique traversant une couche de cisaillement turbulente... Ceci modélise un « bruit » qui traverse un jet de réacteur par exemple... Les modèles numériques que je développe devraient bientôt être confrontés à des mesures en soufflerie...
Aujourd'hui, je m'épanouis dans mon travail de recherche !..

Que ceux qui auraient eu la patience de lire ce témoignage jusqu'au bout et auraient des questions n'hésitent pas me contacter !..

    Témoignage posté en avril 2014

        Iannis Bennaceur   -   Promo 2010   -   iannis.bennaceur@mines-nancy.org


Le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides) m'a fourni une base de compétences et de connaissances solide, essentielle à la carrière professionnelle que j'avais décidé de mener. Deux aspects ont notamment eu un impact crucial : l'aspect académique et l'aspect humain.

L'enseignement rigoureux et approfondi de la mécanique des fluides, des turbomachines et des méthodes numériques ont été pour moi des clés pour justifier la suite de mon parcours universitaire. J'ai pu postuler à Purdue University, l'une des meilleures universités américaines en aéronautique, pour y effectuer un Master of Science d'une durée d'un an et demi. Là, j'ai pu me spécialiser encore plus dans le domaine de l'aérodynamique, dans la continuité de ma formation EPT. J'ai pu aussi perfectionner mon anglais et vivre une expérience à la fois très enrichissante d'un point de vue personnel et déterminante pour mon avenir.

D'autre part, les visites d'entreprises m'ont permis d'obtenir des contacts qui ont joué un rôle primordial dans le commencement de ma carrière. C'est effectivement à la suite d'une visite du site de Snecma de Villaroche lors de la semaine départementale que j'ai obtenu mon stage de 2ème année, portant sur l'étude d'un code de calcul de performances d'hélices de turbopropulseur appliqué au projet Open Rotor. C'est grâce à ce premier stage réussi dans l'entreprise que j'ai pu être recommandé et obtenir mon stage de fin d'étude, encore chez Snecma. Il s'agissait de créer une chaine de calculs permettant de mettre en place un état de l'art des performances aérodynamiques des hélices de turbopropulseur. Un stage plus ou moins lié au précédent, bien que plus porté aérodynamique et CFD que performances globales. Toutes ces expériences ont joué un rôle crucial dans mon embauche en CDI chez Snecma.

Ainsi, c'est grâce à mon parcours à Mines Nancy au sein du département EPT et mon Master à l'université de Purdue que j'ai la chance d'être aujourd'hui ingénieur aérodynamicien turbine basse pression chez Snecma, l'un des 4 grands motoristes aéronautiques mondiaux. Je fais partie d'une équipe d'une vingtaine de personnes en charge de l'aspect aérodynamique de la conception de la turbine basse pression de tous les projets moteurs de la société. Concrètement, cela se traduit par du dimensionnement, du dessin d'aubages, du calcul CFD, d'estimations de performances, mais aussi du suivi de production, du suivi d'essai, de nombreuses interactions avec les autres domaines de compétences... Mon poste me permet de travailler sur des projets de conception de moteurs variés pour avions moyen-courrier ou avions d'affaires, ainsi que de participer à des avant-projets qui s'inscrivent sur du plus long terme, c'est-à-dire avec une vision sur 20 ans.

Aujourd'hui, le parcours EPT me permet d'être performant dans mon métier d'ingénieur grâce à la rigueur qu'il m'a apprise et aux voies qu'il m'a ouvertes, mais aussi grâce aux compétences qu'il m'a procurées me donnant la capacité d'être efficace dans mon domaine et d'interagir très facilement avec tous les interlocuteurs des autres domaines.

    Témoignage posté en janvier 2016 par Lucas Cayzac   -   Promo 2010   -   lucas.cayzac@mines-nancy.org


Les contenus scientifiques et les travaux pratiques m'ont attiré dans le département EPT (ancêtre d'Énergie & Fluides). Les problématiques rencontrées m'ont passionné. Les projets scientifiques de 2ème et 3ème année étaient variés et intéressant. J'ai pu présenter mes projets en simulation hydraulique et mesures de transfert thermique comme des arguments pour décrocher mes stages. J'ai effectué une année de césure à Airbus, où j'ai mené des simulations numériques. Les passionnés qui m'ont entouré m'ont transmis leurs connaissances en aérodynamique et une grande rigueur en programmation. J'ai pu réaliser mon dernier stage dans un laboratoire de recherche allemand, `ForWind', spécialisé dans l'éolien. La recherche expérimentale et les moyens d'essais y ont nourri mes connaissances sur l'instrumentation.

En mars 2015, j'ai rejoint RES Group (Renewable Energy Systems Limited) en tant qu'ingénieur méthodes et mesures. RES développe des projets et opère des parcs éoliens, solaires, biomasses ainsi que des réseaux de transmission et stockage d'électricité. Situé en Grande-Bretagne, mon département propose des services de mesures. Nous fournissons des données météorologiques, acoustiques, de qualité des cours d'eau... Ces données permettent notamment de chiffrer le potentiel d'un site, d'ajuster les réglages des éoliennes d'un parc existant et de s'assurer du respect des réglementations environnementales.

Je développe des systèmes de mesures, ce qui se traduit par :

  • dimensionner des alimentations électriques autonomes, à partir de panneaux photovoltaïques, piles à combustible, batteries, mini-éoliennes ;
  • choisir des composants électroniques ;
  • dessiner des schémas électriques ;
  • programmer des systèmes d'acquisition et de télécommunication.

Si nécessaire, je vais sur site pour l'installation et la maintenance du système. Par ailleurs, je participe à l'amélioration des procédés de signalement des pannes et la rédaction de cahiers des charges.

En prenant du recul, j'estime que le département m'a apporté des compétences clés pour, notamment, établir un bilan d'énergie, rédiger un rapport et utiliser un raisonnement logique de conception.

    Témoignage posté en mai 2016

        Sébastien Michel   -   Promo 2010   -   sebzell+mines@gmail.com


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Emmanuel Plaut... Last modified: Mon Mar 6 18:05:05 CET 2017